FARRUGGELLO

farruggello

Originaire de Nice, en France, Farruggello côtoie d'abord l'art en travaillant pour divers ateliers d'encadrement. Au début de la vingtaine, il inaugure sa propre galerie, qu'il gère pendant trois ans. Puis il continuera pendant quelques années à organiser des expositions dans divers ateliers et galeries de Nice.
C'est toutefois au Québec, en 1989, qu'il entamera son travail d'artiste-peintre. Il assiste alors à des ateliers de modèle vivant et il réalise ses premières études de perspective en s'inspirant de structures architecturales, d'environnements urbains qu'il s'amuse à déconstruire. Encore aujourd'hui, son travail est imprégné de ces premières expériences. Dans ses premiers tableaux à l'acrylique, il compose avec des masses de couleurs, auxquelles il ajoutera progressivement davantage de perspective.
En 1994, il entreprend une série de collages, mêlant allègrement la peinture et des éléments de décor urbains qu'il a photographiés. Escaliers, façades, portes, feux de circulation, voies ferrées, lampadaires, cordes à linge, etc. s'inscrivent comme autant de référents culturels qu'il fond les uns dans les autres. En 1995, il présente une première exposition à Montréal, Façade. S'amorce ensuite une longue série de compositions urbaines, encore aujourd'hui caractéristiques de sa peinture, mêlant l'abstraction à des éléments réalistes. Les couleurs sont vives, les tableaux contrastés, les propositions dynamiques voire audacieuses, témoignant d'une maîtrise accrue du médium et d'une esthétique plus radicale.
De moins en moins figuratifs bien que toujours d'inspiration urbaine, les tableaux du début des années 2000 font place à une expression picturale abstraite. La participation à une multitude d'événements de peinture en direct favorise certainement une grande liberté gestuelle. Cette expérience de peinture en direct prendra d’abord forme dans l’univers underground montréalais. Puis, cette création sur le vif se réalisera ensuite au profit de différents événements. Aussi, on fera appel à son talent pour le direct à l’occasion d’événements de retombées internationales, tel que le Grand Prix de Montréal. Son art servira également à des causes sociales, notamment comme artiste associé à la campagne Solidaire face à l’itinérance présente partout à Montréal lors de l’hiver 2003 ou encore, comme peintre invité pour l’événement « Parler au mur ».
En 2005, Farruggello installe son atelier dans les Cantons de l’Est où s’opère alors un tournant majeur dans sa peinture. Empreints de tons plus monochromes, les tableaux récents font place à une expression picturale plus posée où la notion de profondeur prend de l’importance. Les couleurs terres et le bleu de Prusse sont au rendez-vous de ses nouvelles compositions où il poursuit sa quête de l’art pictural. Soudainement, la ville n’est plus et la place est cédée à une représentation de son nouvel environnement orienté vers une voie plus près de la nature. Son art évolue maintenant vers un horizon désormais éloigné des lignes abruptes de la ville, laissant un travail toujours empreint de son style, mais dans lequel une fluidité s’immisce davantage. Un certain apaisement commence à émerger de cette dernière production.
En 2007, il revisite son Europe natale. Il se ressource sur les canaux de Venise et revoit les architectures niçoises et parisiennes de son passé. Se greffent nouvellement aux formes qu'il peint déjà les arches, les arcades, les ponts, avec une touche de phthalo turquoise qui s'additionne à sa palette.
Ayant exposé dans plus d'une trentaine de lieux publics et privés — galeries, cafés, bureaux, maison de la culture —, en solo ou en collectif, il s'est également distingué en participant à plus d'une centaine de prestations de peinture en direct à Montréal. Il est membre du Regroupement des artistes en arts visuels du Québec (RAAV).

Les oeuvres de Farruggello

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